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Sherlock Black

Sherlock Black

De Jason Crow

Edité par Winter Riddles

Synopsis :

« De cette nuit, Sherlock ne gardait qu’un mince souvenir. Il se rappelait de la couleur jaune orangée de la toxine contenue dans la seringue et il se souvenait d’une sensation de brûlure qui lui avait parcouru tout le corps. Ensuite… Plus rien. Non pas que cette amnésie partielle ait quoique ce soit de surprenant : il était, au moment des faits, un nourrisson d’à peine quelques mois, peut-être un an au maximum. »

En survivant à la folie de son frère, Sherlock Black gagna le don d’exhaler une toxine capable de mettre à jour les peurs de tous ceux qui s’y trouvent exposés. De nature timide et réservé, le jeune mutant craint pour la vie de ceux qui l’entourent mais redoute également que sa transsexualité soit révélée au grand jour. Ayant par le passé souffert de la bêtise de ses pairs, Sherlock n’ose même pas avouer son secret à son meilleur ami dont il est pourtant éperdumment amoureux depuis l’âge de quinze ans. Pourtant et malgré ses nombreux soucis de santé et troubles existentiels, Sherlock pense pouvoir enfin mener une vie normale et la carrière de musicien dont il a toujours rêvé… Tout du moins jusqu’à ce qu’une nuit de cauchemar le force à fuir Ostham pour retourner là où tout a commencé : en Géorgie.

Extrait :

Assis sur le sol de la vieille fabrique avec Algernon dans ses bras, Sherlock tremblait. Pour la première fois, l’endroit pourtant familier lui faisait l’impression d’un lieu de cauchemar tout droit sorti d’un film d’horreur et quoiqu’il ait toujours la baguette d’Algernon en main, quoiqu’il ait pris soin de bloquer toutes les issues et de se cacher dans l’arrière-boutique en bloquant la porte avec une armoire en métal, il ne put s’empêcher de se demander si le plus grand danger présent en ce moment n’était pas… Lui. Tout simplement, lui, dans son ensemble, dans toute sa magnificence, dans toute sa foirade absolue. 

Pourquoi ?

Pourquoi Stephen n’était-il pas parvenu à le tuer ? Car c’était bien son intention n’est-ce pas ? Le tuer, le faire souffrir, le voir s’agiter dans son berceau et hurler sa douleur tandis que le poison parcourait ses veines et le forçait à affronter ses pires phobies. Non pas qu’il en eut beaucoup à l’époque : un enfant de cet âge n’a pas peur de grand chose, sinon de ne pas recevoir l’amour, la nourriture et le confort dont il a tant besoin. 

Stephen ne l’avait pas tué. 

Stephen l’avait détruit, purement et simplement. 

Serrant Algernon contre lui, Sherlock s’excusa dans un murmure de l’avoir frappé, d’avoir osé porter la main sur lui, même si c’était pour son propre bien. Il caressa les cheveux blancs du jeune homme et pressa un baiser sur son front, cherchant par ce geste d’affection à guérir la coupure qui se trouvait entre ses sourcils et celle, plus large, qui lui fendait l’arête du nez en deux. 

« Je suis désolé. », chuchota-t-il sans cesser de trembler « … Je suis désolé… »

Il ferma les yeux, essaya tant bien que mal de ne pas prêter attention aux hurlements de ses victimes qui se pressaient déjà autour du bâtiment et cherchaient à en défoncer la porte et à en briser les vitres. 

Allez-vous en…

Allez-vous en…

Quand la porte de l’arrière-boutique s’ouvrit d’un coup et que l’armoire supposée la retenir se retrouva pliée en accordéon contre le mur, Sherlock resta figé de terreur, refusant d’ouvrir les yeux. Pointant instinctivement la baguette en direction des cris, il hurla :

« CASSEZ-VOUS! »

*

Becky s’assit en face de Sherlock dans la petite chambre individuelle qui avait été attribuée au jeune homme. En grande partie à cause du fait que Sherlock était un sorcier et représentait donc un danger potentiel aussi bien pour lui-même que pour les autres, on avait choisi de le mettre dans une chambre à part, un peu à l’écart des autres patients. Non pas que le jeune homme s’en plaignit, loin de là. L’idée même de partager la même chambre qu’un autre patient ne l’enchantait pas du tout et la seule pensée de ce qui pourrait se passer lorsqu’il devrait aller à la douche avec les autres lui donnait la nausée. 

« Je suis désolée. », dit Becky doucement « … On aurait dû t’accompagner.

— Vous ne pouviez pas savoir. », murmura Sherlock en grattant son choker « … Et puis… Je pensais que revenir ici me ferait du bien. Je pensais que je pourrais parler à ma mère, en quelque sorte… Que Scarecrow pourrait lui parler…

— Je n’en ai aucune envie. », grommela l’ombre.

Becky choisit de l’ignorer et secoua la tête. 

« En tous cas… », soupira-t-elle « Je veux que tu saches que rien de tout ça n’est de ta faute. Ce type aurait pu te tuer.

— … Je l’ai massacré. Je l’ai coupé en deux, Becky. Je ne l’ai pas juste tué. J’ai pris plaisir à le faire… Je pensais…

— Tu pensais être revenu dans les Limbes. Tu l’as dit lorsqu’on t’a demandé ce qui s’était passé et Crane dit que tu souffres de stress post-traumatique. »

Sherlock garda le silence. Les termes médicaux n’y changeaient pas grand-chose malheureusement : sa ‘victime’ ne reviendrait pas d’entre les morts et même si le jeune homme s’était contenté de se défendre, il l’avait fait de manière cruelle et brutale, une chose pour laquelle il ne pouvait se pardonner.

« Sherlock… », Becky lui prit la main et serra ses doigts aussi fort qu’elle le put « … Tu es quelqu’un de bien. Tu… Cet homme voulait te tuer. Il était fou à lier. Il t’aurait tué si tu ne l’avais pas fait. Peut-être que pour l’instant tu ne vois pas les choses de cette manière et je ne vais pas prétendre comprendre ce que tu ressens parce qu’au fond, je n’en sais rien. Mais… Ne t’auto-flagelle pas trop. D’accord ? »

Sherlock haussa les épaules.

« J’essaierais… »

En entendant un garde frapper à la porte, il se leva machinalement et regarda Becky une dernière fois.

« C’est l’heure de la douche… Merci d’être venue. 

— Sherlock…

— Becky… Je sais que tu veux me remonter le moral mais… Si tu veux m’aider, je ne te demande qu’une seule chose.

— Laquelle ?

— Occupe-toi bien de mon mari. »

*

L’eau chaude tomba en averse sur le visage de Sherlock qui ferma les yeux pour mieux se focaliser sur le sentiment rassurant qui lui était procuré par ce simple contact. L’espace d’un instant, il imagina Algernon juste derrière lui, lui frottant le dos comme il avait l’habitude de le faire lorsqu’ils prenaient leur douche ensemble, sans qu’il n’y ait rien de sexuel dans ce geste d’affection. Ils s’embrassaient, se câlinaient, sans que ça aille plus loin et si Al ressentait parfois le besoin de se satisfaire seul, il le faisait généralement lorsque Sherlock dormait, de sorte à ce que son mari n’ait pas à se sentir gêné. 

« T’es une fille ? »

Sherlock rouvrit les yeux et regarda l’homme qui venait de lui parler, un grand type baraqué aux airs de gros nounours.

« … Non. », répondit-il simplement. 

« Ah. », fit l’autre « … C’est juste que… En bas…

— C’est une fille, tu le vois bien. », soupira une patiente « … Elle est mignonne d’ailleurs.

— Je suis un garçon. », soupira Sherlock « … Je suis trans. Un homme dans le corps d’une femme. 

— Donc t’es bizarre. », plaisanta la patiente « … T’en fais pas, va. Dans le pire des cas, tu te feras passer dessus par un garde et tu apprendras à aimer être une femme.

— Je. Suis. Un. Homme. »

En voyant l’ampoule d’un néon éclater, Sherlock grimaça et regarda instinctivement son ombre. Scarecrow se tenait appuyé contre le mur, un grand sourire plein de crocs sur le visage. La patiente pâlit.

« … Qu’est-ce que c’est que ça ?

— Mon ombre. », Sherlock eut un soupir fatigué « … Et je suis un homme.

— Ok, ok… », le premier patient leva les mains en signe de soumission « Ecoute, tu es ce que tu veux être, hein ? On va pas se fâcher. 

— J’espère bien. », ricana Scarecrow « … Ce serait vraiment dommage que je doive vous faire mal… »

Il éclata de rire en voyant les autres patients quitter la douche en courant.

Sherlock haussa les épaules et entreprit de se laver les cheveux.

Tant mieux.

Tant pis.

« Tu n’aurais pas dû leur faire peur…

— Etre gay dans ce genre d’endroit peut déjà t’attirer beaucoup d’ennuis. Etre trans en prime, c’est la cerise sur le gâteau, la queue du Mickey comme on dit.

— Scarecrow…

— Tu m’as demandé de te protéger. Alors laisse-moi faire… »

Sherlock laissa l’ombre l’étreindre. 

« Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis à mon sujet… ?

— Tu m’as prouvé que je pouvais avoir confiance en toi. Et puis… Je dois bien avouer que tu es têtu. Et ça me plaît.

— Merci.

— De quoi ?

— D’être là. »


PRIX :

Format numérique : 0,99 €  (147 pages)

Format papier : 6,47 €  (174 pages)

Type d’ouvrage : Fantasy / Romance / Jeunesse

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Autant en emporte le noir

Autant nous emporte le noir

De Jacques Henri Priou

Edité par l’association ARTIS 

Synopsis :

L’ironie du sort, le suspense, l’irrationnel et l’amour rythment la trame de ces histoires insolites… où il est démontré qu’après la vue, il y a toujours la vie et qu’une personne malvoyante ou aveugle peut devenir le héros, parfois malgré elle, d’aventures aussi surprenantes qu’inattendues.


PRIX : 19 €

Edition audio (CD MP3). Durée d’écoute 5h30 environ. Lu par Pascal Daubias (comédien). Musiques de Olivier Raymond.

OU

Edition papier à lisibilité améliorée (format A4, corps 16). 150 pages. Illustrations de Nadine Toubeau, Hélène Soubaras, Zoé Motte (artistes malvoyantes).

Chaque livre vendu est au profit de notre partenaire, l’association ARTIS. Jacques Henri Priou, auteur pour l’association ARTIS, fait don de ses droits d’auteur à la recherche médicale en ophtalmologie.

2€ sur chaque vente est reversée à notre association. 

Pour commander ce livre, veuillez nous adresser un mail à l’adresse suivante : asso.sensi59@gmail.com

Nous vous répondrons à votre mail en vous indiquant la démarche à suivre pour le paiement de cet ouvrage, ainsi que sur sa réception à votre domicile.

 

La liberté d’en rire

La liberté d’en rire

De Marie de Ruffey

Edité par l’association ARTIS

 

Synopsis :

« Mieux vaut en rire plutôt qu’en pleurer »  , disait le grand Molière…

Comment conjuguer déficience visuelle et humour… ou les mille et une façons de transformer un drame en opéra-bouffe ! Tel est le thème récurrent de ce recueil d’historiettes aussi surprenantes qu’inattendues, où la réalité flirte avec le surréalisme.

Entre légèreté et gravité, Marie de Ruffey vous invite à partager les péripéties vécues au quotidien par ces grands oubliés de notre société que sont les personnes qui voient peu, mal ou pas du tout… Une manière originale et amusante de dévoiler leurs perceptions et ressentis dans un monde qui est aussi le nôtre, mais vu d’un autre œil !


PRIX : 17 euros

Livre  à lisibilité améliorée (180 pages, illustrations originales) et sa version AUDIO (CD MP3) offerte. Port gratuit pour tout envoi postal.

Chaque livre vendu est au profit de notre partenaire, l’association ARTIS. Marie de Ruffey (elle-même malvoyante), auteure pour l’association ARTIS, fait don de ses droits d’auteur à la recherche médicale en ophtalmologie.

2€ sur chaque vente est reversée à notre association. 

Pour commander ce livre, veuillez nous adresser un mail à l’adresse suivante : asso.sensi59@gmail.com

Nous vous répondrons à votre mail en vous indiquant la démarche à suivre pour le paiement de cet ouvrage, ainsi que sur sa réception à votre domicile.