Naissance de bébé – Maternité

Le jour J est arrivé.

Le travail a commencé. Je me rend à la clinique, où les professionnels ont mon dossier.

J’avais pris soin pendant la grossesse d’expliquer mon handicap et les précautions à tenir pour le jour J afin que tout se passe pour le mieux compte tenu de mon handicap visuel.

Les professionnels étaient au courant que j’avais une photophobie importante, une tendance à la migraine. Donc, j’avais demandé à avoir une lumière tamisée du début à la fin car si j’avais des spots dans les yeux pendant tout le travail avant l’accouchement, j’aurai une grosse migraine, ce qui ne me permettrait pas de pousser convenablement pour l’accouchement. Je devais faire en sorte d’avoir tous mes moyens pour ce grand moment, aussi épuisant soit-il .

Bien entendu, la présence de mon mari était essentiel, car c’était mon seul grand repère.

J’avais pensé à visiter la clinique et le service maternité avant le jour J afin d’avoir un minimum de repères. Ce n’est pas le jour J qu’il fallait se perdre dans les couloirs lol

Reprenons …

J’arrive à la clinique après 3h de contractions régulières. Je suis bien accueillie et ils ont fait attention a la lumière.

12 heures se passent avant l’accouchement, dont 10h sans la péridurale (aie aie aie). Bref ! Bébé arrive et je suis la femme la plus heureuse de la planète.

La sage femme me pose mon bébé sur moi, je lui touche délicatement son petit visage, sa petite épaule, l’embrasse tendrement. Un moment unique et tellement beau qu’il en est inexplicable.

Je reviens à ma chambre et la, malgré ma tentative d’allaitement au sein, mon loulou est nourrit au biberon quelques heures plus tard.

LES BIBERONS

C’est la que la gestion des biberons commencent. A la maternité, les biberons sont déjà préparés, mais les médecins veulent qu’on note les quantités que bébé a bu. Et évidement, je ne pouvais pas lire les graduations sur les biberons. La journée, c’était plus simple car mon mari était souvent la. Mais la nuit …

Donc une fois un biberon de prit, je le posais sur une petite table, a un endroit bien déterminé. J’ai demandé aux agents d’entretien de ne surtout pas bouger ma disposition. Ensuite, le 2e biberon pris, je le posait à la droite du premier. Et ainsi de suite pour les autres. J’avais donc une ligne de biberons, bien rangés, sur ma table. Au matin, je demandais à mon mari ou une infirmière de noter les quantité bues par bébé dans le carnet fait a cet effet. Sachant que ces derniers étaient disposés dans l’ordre des tétées. Ainsi, pas d’erreur possible.

Les régurgitations … au début, j’en ai loupé lol mais après j’ai fais plus attention aux sons que faisait bébé et je remarquais que j’entendais quand il régurgitait. Donc je pouvais l’essuyer.

LES COUCHES

Bon … je ne veux pas me vanter mais j’ai plutôt bien réussit à gérer les premières couches. Pas de mains dans le caca ou autres. J’ai juste fait tomber une couche usagée par terre, par maladresse, pendant le changement de celle ci. Mais ça peut arriver à tout le monde. Déficient visuel ou pas.

Mon angoisse cependant était de mal nettoyer les fesses de bébé. A la maternité, on devait utiliser du coton et du liniment oléo-calcaire. Mais je ne savais pas toujours s’il restait ou pas des résidus de selles. Néanmoins, quand j’ai arrêté de stresser pour ça, j’ai tout de suite réussie mdr.

LE BAIN

Oulala … La peur de mal faire, de mal m’y prendre, de faire une bêtise, d’être maladroite …

La première fois, une puéricultrice nous montre a moi et mon mari. Nous choisissons que ça soit mon mari qui fasse le premier bain avec bébé. J’ai écouté tous les conseils mais sans pouvoir moi-même manipuler bébé avec la sage femme, je restais pas très sure de moi et je n’avais pas comprit certaines instructions orales car elle montrait beaucoup sans expliquer donc … pas simple pour un DV.

Donc le lendemain, j’ai demandé à ce qu’on me montre le bain, à moi. Qu’on m’aide, grâce au toucher, pour le rendre compte. J’ai demandé une explication tactile. J’ai pu ainsi poser mes questions et la puéricultrice posait ses mains sur moi pour me montrer. Je réalisais les gestes mais elle me guidait. Elle s’est montré très patiente et compréhensive. Les fois suivantes, j’étais en confiance et j’ai réussie à gérer.

L’HABILLAGE

Je ne pense pas avoir eu plus de difficultés que d’autres. Avec un peu de techniques, j’y suis arrivée sans problème particulier.

 

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